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Troyes et Romilly : équipements de protection interdits

Le préfet de l'Aube a signé vendredi un arrêté qui interdit, de samedi 8 heures à dimanche 17 heures, le port d'équipements destinés à mettre en échec les moyens des forces de l'ordre, dans les cortèges et rassemblements de l'agglomération et de Romilly-sur-Seine.

Par La rédaction Publié le 01/11/2026 à 17h53 2 min de lecture Troyes
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Vue aérienne de Troyes
Vue aérienne de Troyes. Mosaïque de prises de vue, millésimes multiples. Cette image ne montre pas le lieu concerné par l’article. Photo : IGN, Licence Ouverte 2.0 / Licence Ouverte 2.0

L'essentiel

  • L'arrêté BSIPA2026296-0015, signé le 23 octobre 2026 par le préfet de l'Aube Pascal Gauci, s'applique du samedi 24 octobre à 8 heures au dimanche 25 octobre à 17 heures.
  • Il s'applique aux manifestations et rassemblements organisés à Troyes, ailleurs dans Troyes Champagne Métropole et à Romilly-sur-Seine.
  • Il ne suspend pas le droit de manifester : il porte sur le matériel de protection porté par les participants.

Ce qui est interdit, et où

Le texte ne dresse pas la liste des objets visés. Il interdit le port des équipements de protection « destinés à mettre en échec » les moyens que les forces de l'ordre emploient pour tenir l'ordre public, et réserve ce matériel aux membres des forces de sécurité intérieure. Le périmètre couvre trois ensembles : la ville de Troyes, les communes de Troyes Champagne Métropole et Romilly-sur-Seine.

La mesure dure trente-trois heures, pas une de plus : elle tombe dimanche à 17 heures.

Ce que la préfecture met en avant

L'arrêté s'appuie d'abord sur la manifestation du 17 octobre à Troyes, qui a rassemblé « jusqu'à 2000 personnes » et au cours de laquelle « des personnes ont été aperçues le visage dissimulé ». Il mentionne ensuite le blocage de l'Université de technologie de Troyes, engagé depuis le 14 octobre, et « les nombreux appels à poursuivre les mobilisations le week-end du 24 et du 25 octobre, notamment à Troyes ». Le plan Vigipirate reste au niveau « vigilance renforcée ».

Le préfet écrit aussi qu'il lui revient « de concilier l'exercice du droit de manifester avec les impératifs de l'ordre public », et que la mesure est bornée « dans le temps et dans leur champ d'application géographique aux secteurs dans lesquels existe un risque particulier de troubles ».

Ce que dit le code pénal sur le visage dissimulé

L'arrêté rappelle l'article 431-9-1 : dissimuler volontairement tout ou partie de son visage, sans motif légitime, au sein ou aux abords d'une manifestation où des troubles sont commis ou risquent de l'être, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Cette peine est celle du code pénal ; elle n'est pas la sanction attachée au non-respect de l'arrêté, que le texte ne chiffre pas.

Ensuite

L'arrêté a été transmis à la procureure de la République près le tribunal judiciaire. Son exécution revient à la directrice de cabinet, au commandant du groupement de gendarmerie de l'Aube, au directeur départemental de la police nationale et aux maires des communes citées. Pour le reste, le week-end du 23 au 25 garde son programme.

Sources

Les documents et les personnes sur lesquels repose cet article.

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