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Pont-sur-Seine : avis favorable pour la centrale flottante

Le commissaire enquêteur soutient les 10 240 panneaux prévus sur l’ancienne gravière du Clageolet et recommande de couvrir au plus 40 % du plan d’eau.

Par La rédaction Publié le 02/11/2026 à 07h29 3 min de lecture Pont-sur-Seine
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Eglise de Pont-sur-Seine
L’église de Pont-sur-Seine. Photo : Triboulet = Piero d'Houin / Wikimedia Commons / CC BY-SA 3.0 — « Eglise de Pont-sur-Seine » (réduite à 1920 px de large, original de 4256 px)
  • Deux avis favorables du commissaire enquêteur, signés le 10 octobre 2026 : l’un sur le permis de construire, l’autre sur la modification du PLU.
  • 10 240 panneaux sur 4,5 ha d’eau, pour une puissance de 6,2 MWc.
  • Trois recommandations, dont une couverture ramenée à 40 % du plan d’eau.
  • La décision sur le permis revient au préfet de l’Aube.

Le projet de centrale solaire flottante des Alyssons, à Pont-sur-Seine, franchit l’étape de l’enquête publique. Le commissaire enquêteur désigné par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rendu deux avis favorables, l’un sur la demande de permis de construire, l’autre sur la modification simplifiée n°1 du plan local d’urbanisme. Le rapport et les deux avis sont en ligne sur le site de la préfecture de l’Aube, dans une page mise à jour le 20 octobre.

Une ancienne gravière du Clageolet

Les panneaux doivent flotter sur le plan d’eau de la parcelle ZH26, au lieu-dit du Clageolet, un plan d’eau de 8,65 ha né de l’extraction de graviers : la parcelle, cultivée jusqu’en 1993, a servi de carrière de 2001 à 2013. Le risque d’inondation y est qualifié de fort.

Le dossier prévoit 10 240 modules de 610 Wc répartis en deux îlots, ancrés au fond par des poids morts en béton. Ils couvriraient 4,5 ha, soit 52 % de la surface en eau. Production attendue : 6 405 MWh par an. L’étude d’impact parlait de 2 600 foyers alimentés ; interrogé par le commissaire, le pétitionnaire a ramené ce chiffre à environ 1 300, et l’Autorité environnementale l’estime plutôt à 1 200.

Le porteur est la société Centrale Solaire des Alyssons, filiale à 100 % de H2air. Sa demande de permis avait été déposée en mairie le 28 novembre 2023.

Ce que demande le commissaire

Pour le permis, il formule trois recommandations : recréer ou restaurer des habitats d’espèces près du site, limiter la couverture du plan d’eau à 40 % pour préserver la qualité de l’eau, et avec elle poissons et plantes aquatiques, et bâtir un plan de gestion de la faune piscicole. Ces préconisations ne lient pas l’avis, qui reste favorable si elles ne sont pas suivies. Pour le PLU, qui crée un secteur Apv autorisant les panneaux flottants en zone agricole, il en ajoute deux : inscrire au plan de zonage les haies et espaces naturels à garder ou à planter, et suivre tous les 5 ans la flore et les oiseaux de la parcelle.

Autre point relevé par le commissaire : l’Autorité environnementale chiffre à 191 tonnes par an le CO2 évité, contre 204 tonnes annoncées par le pétitionnaire, mais ce calcul retient des panneaux fabriqués en France. Or ils viendront de Chine, avec une empreinte carbone plus lourde.

Peu de monde à l’enquête

L’enquête s’est tenue du 17 août au 18 septembre 2026, avec trois permanences tenues en mairie. Bilan : deux observations écrites au registre, toutes deux favorables, et aucune contribution par voie électronique. Le conseil municipal avait voté un avis favorable le 2 septembre 2026.

La suite se joue à deux niveaux : le préfet de l’Aube accorde ou refuse le permis de construire, et la commune de Pont-sur-Seine reste compétente pour adopter les changements de son PLU.

Sources

Les documents et les personnes sur lesquels repose cet article.

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