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« Demandez Angela » : sept commerces et trois services publics engagés à Sainte-Savine

Par La rédaction Publié le 02/10/2026 à 06h37 3 min de lecture Sainte-Savine
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Sainte-Savine — où cela se passe
Carte de situation de Sainte-Savine. Ce visuel AubeActu situe la commune ; il ne montre pas le lieu concerné par l’article. Photo : Visuel AubeActu — Fond de carte : IGN / Licence Ouverte 2.0

Le dispositif « Demandez Angela » repose sur un réseau de lieux refuges. Une personne qui se sent suivie ou en danger dans la rue entre, demande « Angela » à un membre du personnel et se trouve mise à l'abri sans avoir à raconter la scène. À Sainte-Savine, dix adresses affichent l'autocollant sur leur vitrine ou leur porte.

Sept sont des commerces : La petite marchande de prose, le Pressing savinien, La couture créative, Maison Yérès, La boutic Dixinfor, Tchip coiffure et les pompes funèbres PFG. Trois sont des lieux publics : l'accueil de la mairie, le CCAS et la médiathèque.

Ce que fait le personnel

La Ville décrit trois étapes. Le personnel garde la personne « aussi longtemps que nécessaire », et « sans jugement ni remarque discriminatoire ». Celle-ci reste à l'intérieur le temps qu'il faut. Elle appelle un proche, ou la police si la situation l'exige.

Ce que dit la loi

Le harcèlement de rue est réprimé comme outrage sexiste et sexuel. Hors circonstance aggravante, c'est une contravention de cinquième classe, prévue par l'article R625-8-3 du code pénal : l'amende encourue est de 1 500 euros, et l'auteur verbalisé sur place règle une amende forfaitaire de 150 euros, portée à 250 euros dans certains cas, en application du décret n° 2023-227 du 30 mars 2023.

Huit circonstances font basculer les mêmes faits dans le délit de l'article 222-33-1-1 du même code, puni de deux mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende : l'abus d'autorité lié aux fonctions, la victime mineure, sa vulnérabilité apparente ou connue, sa précarité économique ou sociale, l'action à plusieurs, les transports collectifs et leurs lieux d'accès, l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de la victime, et la récidive. Le délai pour porter plainte est d'un an pour la contravention, de six ans pour le délit.

Rejoindre le réseau, et qui appeler

Le déploiement savinien est accompagné par le CIDFF de l'Aube, le centre d'information sur les droits des femmes et des familles, avec le soutien du préfet de l'Aube. Un commerçant, un artisan, un restaurateur ou un responsable d'association qui veut adhérer écrit à angela.cidffaube@gmail.com.

En urgence, le 17 joint police secours ; le 112 est indiqué pour qui réside à l'étranger ; le 114, par message écrit ou par l'application Urgence 114, s'adresse aux personnes sourdes, malentendantes ou aphasiques. Dans les transports en commun, l'alerte passe par le 3117, par message au 31177 ou par l'application Alerte 3117. Une plainte se dépose au commissariat, à la brigade de gendarmerie, ou par courrier au procureur de la République.

Une liste qui bouge

La liste ci-dessus est celle publiée par la Ville, relevée le 23 septembre 2026. Elle s'allonge au fil des adhésions : un établissement qui vient de signer n'y figure pas encore, et l'autocollant reste le seul repère sûr sur place.

Sources

Les documents et les personnes sur lesquels repose cet article.

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AubeActu est édité par Adnan TOURAK EI (nom commercial Tourak Digital). Directeur de la publication : Adnan TOURAK.